Nous sommes tous des optimistes!

Cela peut paraître étrange, surtout en France où les multiples raisons de s’inquiéter sont renforcées par notre vieux fond de champions du monde de la grogne. Pourtant, l’optimisme nous est naturel. Que l’on soit français ou patagon, tous les humains sont habités par une vision fondamentalement rose de la vie.

A ces mots, vos sourcils se dressent, à moins que vous n’éclatiez de rire : c’est une grosse blague ou quoi ? Non, c’est ce qu’affirme une science nouvelle, un ensemble transdisciplinaire associant neurologie, psychologie, épidémiologie, sociologie et anthropologie, et que l’on pourrait appeler « science de l’optimisme ». Certes, si vous êtes du genre à vous réveiller chaque matin avec le blues, vous n’y croirez pas. Mais posez-vous la question : s’il était si difficile de faire face aux problèmes de la vie, comment expliquer que l’humanité ait subsisté jusqu’ici, traversant les innombrables épreuves, catastrophes et embûches que vous savez ? Le raisonnement, direz-vous, vaut pour le très long terme. Il vaut aussi pour le court terme. Il s’inscrit même dans une tendance forte du moment. En un mot : en temps de crise, l’optimisme devient vital.

Notre enquête sur cette « science » en pleine émergence nous a fait rencontrer des optimistes surprenants. Connaissez-vous Philippe Gabilliet, qui enseigne la psychologie sociale à l’Ecole supérieure de commerce de Paris (ESCP Europe) ? Lui-même n’aurait pu imaginer ce qu’il adviendrait de la petite interview vidéo que ses élèves lui avaient soutirée en 2007. Un jeu : improviser en cinq minutes « le cours idéal que vous n’avez jamais donné ». Sans trop hésiter, le prof s’était lancé sur la science de l’optimisme. Mais sous un angle nouveau, qui intéresse aujourd’hui les entreprises : la chance. En quelques phrases, il expliqua pourquoi la chance est certes essentielle pour réussir, mais qu’il s’agit d’une compétence et que celle-ci s’acquiert. Comment ? En appliquant les règles d’or de la science de l’optimisme : vigilance, curiosité, capacité à rebondir et altruisme.

La vidéo était censée demeurer sur le site web de l’école. Mais en 2009, elle est transférée sur YouTube. Illico, c’est l’explosion. Gabilliet reçoit des réactions enthousiastes. Il n’en revient pas. La plus belle reconnaissance lui arrive pendant l’été 2011, dans le RER, à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, quand un groupe black-blanc-beur s’approche de lui : « Pardon m’sieur, ça serait pas vous qui avez fait la vidéo sur la chance ? » Quand ils apprennent que oui, les gars sautent en l’air de joie et l’un d’eux dit : « Faut que je vous serre la main, m’sieur. Votre vidéo, on l’a partagée avec tous nos potes. Je l’ai même envoyée à mon père, en Algérie. Il m’a dit : “Ça fait vingt ans que je te le répète et tu ne m’écoutes pas. Mais ce type inconnu, lui, tu le crois !” Alors merci beaucoup, ça nous a bien aidés. »

Le succès de sa vidéo a été tel que Philippe Gabilliet va en faire un livre. En mars prochain, un an après son « Eloge de l’optimisme », paraîtra « Eloge de la chance, ou l’art de prendre sa vie en main » (éditions Saint-Simon). Voir la vie en rose serait une

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Danièle Rousseau, chef d’entreprise, présidente de l’association Dirigeantes :

“Je suis actrice de ma vie”

« Je suis optimiste ET réaliste, parce que je suis actrice de ma vie. Les pessimistes ne sont pas réalistes, parce qu’ils subissent la leur. Etre optimiste, c’est savoir à quel point le monde peut être triste, sans jamais renoncer à l’idée de le transformer. Les choses ne sont pas comme je le voudrais, je l’accepte, tout en guettant la bonne surprise. Pour cela, il faut essayer d’enjamber les obstacles – c’est ce qui fait grandir – et demeurer curieux, à la recherche d’opportunités. Mon conseil ? Prendre des risques, ne pas se calfeutrer derrière l’esprit sécuritaire, aimer ses proches. »

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